jeudi 2 juillet 2015

Littérature : Des contes de grand-mère

La metteure en scène Marlise Bété partage avec le grand public des contes qui lui ont été transmis par sa grand-mère Maaga dans un livre paru aux éditions Ifrikiya à Yaoundé en 2014.

Marlise Bété

Il était une fois un vigneron nommé Bouboulou. Il était si chiche qu’il n’avait ni ami ni épouse. Un jour, il tomba malade et refusa d’aller à l’hôpital se soigner, pour ne pas dépenser son l’argent. Après sa mort, les villageois découvrirent de grosses liasses d’argent dans sa maison situé au village Baham, dont le musicien Saint Bruno avait déjà tiré l’avarice comme trait caractéristique. Hasard ? Cliché en tout cas.

C’est, ainsi résumé, le premier récit que nous propose Marlise Bété dans son recueil « Contes de Maaga », publié en 2014 aux éditions Ifrikiya. Un recueil constitué de 7 textes courts qui racontent des hommes et des femmes, des situations de vie au village et en ville. Certains sont ordinaires. Dans d’autres, le fantastique côtoie l’extraordinaire. Certains sont originaux. D’autres dégagent un air de déjà entendu.

C’est le cas de « Momkaya la petite orpheline » qui rappelle à la fois « La cuillère cassée » de Birago Diop (Sénégal) et « Cendrillon » de Charles Perrault (France) : une petite orpheline est recueillie en ville par sa tante qui, avec ses deux enfants paresseux, la maltraite. Un jour, la tante la chasse de la maison avec l’ordre de lui rapporter ses bijoux (pourtant volés par son fils). La malheureuse rencontre sa bonne fée qui, ici, est une sœur de l’Eglise catholique qui lui enseigne à tricoter. Elle finit par croiser le chemin du prince qui va tomber amoureux d’elle et l’épouser, au grand dam de sa tante et de ses cousins à qui elle va accorder son pardon.

Un happy end qui n’est pas le cas de toutes les histoires développées dans ce recueil. L’un des contes les mieux relatés est assurément celui intitulé « La famille souris ». Des souris, méchantes et terribles sèment la terreur dans un village, au point d’arracher le sexe d’une femme pendant son sommeil. Après des recherches, il s’avère que c’est la famille Koagne, très pieuse en apparence, qui se transforme en souris pour nuire au village. La description des pratiques de sorcellerie ici est très minutieuse, presque effrayante.

Les pieds ancrés dans le présent
Malgré leur côté fantastique, les contes de Marlise Bété ont les pieds bien ancrés dans le monde d’aujourd’hui, ils épousent ses problèmes et ses contradictions. Les contes de Maaga dénoncent les tares de la société (l’avarice, la méchanceté, la maltraitance, le bavardage, la jalousie, la curiosité…) pour prôner des valeurs essentielles: la gentillesse, le travail acharné, le pardon, la pondérance, le respect de la vie humaine…. Pour chaque conte, on peut titrer plusieurs moralités. Et comme toujours dans ce genre littéraire, le héros positif finit toujours par vaincre le héros négatif.

Marlise Bété écrit des textes pour le théâtre et donc, pour l’oralité. Elle les a d’ailleurs dits auparavant à des enfants à l’Institut français de Yaoundé, à l’occasion du programme «L’heure du conte ». Les formules d’usage sont bien présentes : « il était une fois », « il y avait une fois… » De même que des expressions très camerounaises : « Ma femme laisse-moi comme ça », « Yah ! », « Ah ka ! », « courir dans un sac », etc… Ce patrimoine qu’elle restitue avec ses mots et une narration qui lui sont propres, la conteuse l’a en grande partie hérité de sa grand-mère bienaimée Maaga.

« Quand nous étions tout petits, nous allions très souvent passer des vacances au village, aux côtés de Maaga, ma grand-mère maternelle. Elle nous racontait des histoires. Quand nous n’allions pas chez elle, c’était chez MaaBatsè, notre grand-père paternelle. Elle n’était pas du tout drôle. Mais elle nous racontait quand même quelques histoires quand bon lui semblait », écrit-elle en introduction. Les deux femmes venant de cultures différentes, Marlise Bété a hérité de la culture mandeng et bamiléké.

Les illustrations signées Chourouk Hriech et la mise en page aérée du livre rendent agréable la lecture. En noir et blanc, ces croquis surréalistes pour la plupart finissent de planter le décor du mythe. Et c’est avec beaucoup de plaisir que nous nous replongeons en enfance à travers ces contes, à savourer sans modération et sans limite d’âge.
Stéphanie Dongmo

Marlise Bété
Les contes de Maaga
Editions Ifrikiya

Juin 2014

mardi 9 juin 2015

Ethiopie: Appel à soutien de Haile Gerima


Le réalisateur éthiopien Haile Gerima (auteur de films remarquables tels que Teza, Sankofa & Bush Mama) a besoin de tout un chacun pour son nouveau film qu'il a du mal à financer : YETUT LIJ
Aucune somme n'est insignifiante pour permettre de donner vie à un scénario qui attend d'être tourné depuis sept ans. La campagne est lancée pour un mois, sur Indiegogo.

Le film (YETUT LIJ - ፨የጡት ልጅ፨"Child of the Breast")) :  L'histoire se déroule dans les années 1960, en Ethiopie, 20 ans après l'occupation italienne. Aynalem, une jeune paysanne de 13 ans est adoptée par une riche famille de juge, avec la promesse d'une bonne éducation et d'une meilleure vie. Contrairement à cette promesse, elle est au contraire forcée de travailler comme domestique. Bientôt, malgré le contrôle strict et la cruauté de ses employeurs, elle rencontre et tombe amoureuse d'un policier ordinaire, appelé Tilahun. Il l'aidera à s'échapper ; mais le sort est tenace.

Vous pouvez aider, pas seulement en donnant
1 - SUIVRE @YETUTLIJMOVIE: sur Twitter et Instagram. Utiliser hashtag #Childof pour montrer votre soutien.
2 - PARTAGER THE LIEN: Utiliser → http://igg.me/at/hailegerima ← pour être sûr que tous vos contacts, followers et amis savent où aller afin de contribuer.
3 - FAITES PASSER LE MOT : chaque minute, heure, jour, compte ! Ne pas oublier que, après le 1er Juin, NOUS AVONS SEULEMENT afin d'atteindre notre but.
4 - VISITER SANKOFA: Si vous être à Washington D.C., durant le mois de juin, faites un arrêt au Sankofa Video & Books Cafe (www.sankofa.com)  pour voir comment nous travaillons concrètement pour les arts et le cinéma indépendant.

mardi 26 mai 2015

Secteur musical camerounais : Les droits d’auteurs sont-ils l’unique priorité ?

Texte d’opinion proposé par Luc YATCHOKEU, Président du Conseil Camerounais de la Musique. Il élargi la réflexion sur la bataille autour du droit d’auteur de l’art musical camerounais dans le but de donner à la musique les moyens de contribuer au développement.

Luc Yatchoukeu, photo Mboa.info

 Depuis plusieurs décennies, le secteur de la musique au Cameroun connait des secousses dues essentiellement aux problèmes liés aux droits d’auteurs. Toutes les fois qu’il y eu une véritable crise au sein de la famille musicale camerounaise, il ne s’est agit que des droits d’auteurs. Ce qui a engendré la création de plusieurs structures de gestion, de la SOCADRA à la SOCAM, en passant par la SOCINADA et la CMC. Aujourd’hui on entend encore parler d’une nouvelle société dénommée SOCACIM, qui connaît déjà des perturbations (agrément annulé par le PM).

Curieusement, au fil des ans on retrouve pratiquement les mêmes acteurs autour de cette question, avec de temps en temps quelques apparitions sporadiques de personnes intéressées soit par opportunisme, soit par passion ou par désir de contribuer à l’assainissement des droits d’auteur pour l’amélioration des revenus des artistes et autres producteurs. La plupart des acteurs logés dans cette dernière catégorie ont quitté ce panier à crabes.

Certains opérateurs camerounais ont pris la peine de produire des guides sur les droits d’auteurs. Une façon pour eux de contribuer à l’éclairage des artistes et de l’opinion, et lever certaines incompréhensions. Malheureusement les parties prenantes ne se sont pas arraché ces publications. Même les formations sur les droits d’auteurs initiées à une époque à l’attention des artistes n’étaient pas très courues.

L'argent, seule motivation
On est donc en droit de se demander quel est l’intérêt des uns et des autres à se déchirer depuis la SOCADRA pour les droits d’auteurs, et particulièrement en ce qui concerne la musique ? La réponse est bien sûr évidente : l’argent généré par les droits d’auteur reste la seule motivation pour tous. Les artistes (même ceux qui ne sont pas présents sur le marché) veulent avoir leur part, chacun utilisant l’argument qui lui est favorable. Ceux qui ont été les plus rusés et qui se sont positionnés depuis quelques années comme leaders ou têtes de proue, multiplient chacun sa stratégie pour le contrôle du pactole. Tout y passe. Même la justice, saisie par les uns et les autres semble embourbée.

Que retient l’opinion publique ? Les musiciens sont des désordonnés et des incapables, la musique est une affaire de voyous etc… Personne ne voit en quoi la musique peut contribuer au développement socioéconomique de notre pays. Très peu comprennent que la musique est une activité qui génère plusieurs emplois à travers ses différents métiers. Et pourtant, tous écoutent la musique, se servent de la musique pour telle ou telle occasion. Paradoxe.

Un concert de musique.

Le Cameroun est un véritable vivier musical et cela n’est un secret pour personne. Voila donc un secteur, levier de développement qui est totalement discrédité et qui perd toutes ses armes à cause de la bagarre autour des droits d’auteurs et des droits voisins.
Si nous convenons que les droits d’auteurs ne relèvent pas seulement de la musique, il est encore plus important de comprendre que sans la création on ne parlera pas des droits d’auteurs.
Aujourd’hui  on entretien une grosse confusion entre la musique qui relève de la culture, et les droits d’auteurs qui relèvent de la propriété intellectuelle.
Et l’Etat dans tout cela ? Je ne voudrais pas m’attarder sur l’implication du Ministère des Arts et de la Culture dans la gestion des droits d’auteurs, ni sur l’intervention du Premier Ministre qui a souhaité mettre sur pied un comité ad hoc. Chaque observateur peut se faire son opinion. Mais je m’interroge sur la démarche du Gouvernement en la matière.

Mauvaise gestion des fonds 
Il est clair que tout ce qui fait problème c’est la mauvaise gestion des fonds générés par les droits d’auteurs, ainsi que les détournements opérés de part et d’autres. Tout cela au détriment des artistes qui sont à la base de ces fonds. Qui sont les mauvais gestionnaires ? Qui sont les voleurs ? Pourquoi personne n’est puni à ce jour? Est-ce par mépris pour les artistes (pour la plupart clochardisés aujourd’hui) que ce secteur tarde à être assaini? Que vont apporter ces personnes sollicitées soit par le comité ad hoc, soit pour diriger une nouvelle société et qui pour la plupart tournent autour des droits d’auteur depuis plusieurs années?

Soyons un peu plus conséquents : tant que les personnes ayant contribué à déstabiliser les droits d’auteurs ne seront pas tous punis, il ne sert à rien d’avancer. Avis à qui de droit. En attendant de voir quelles seront les solutions proposées par le comité ad hoc, pensons à donner à la musique les moyens de contribuer au développement de notre pays.

On voit bien les fruits que portent les soutiens apportés dans d’autres secteurs comme l’agriculture.
Savons-nous que le Nigéria explose aujourd’hui grâce à l’encadrement apporté à la musique et au cinéma ? Savons-nous que la musique contribue à plus de 40% au budget de la ville de Vienne ? Cela ne se fait pas sans investissement dans ce secteur (plus de 30 concerts par jour). 60% de touristes visitent la ville de Vienne grâce à la musique (selon les autorités de cette ville). Pouvons-nous mesurer l’immensité du patrimoine musical camerounais riche de plus de 200 rythmes ? Savons-nous qu’après l’Asie, l’Afrique est aujourd’hui le nouvel eldorado pour les professionnels de la musique enregistrée et de l’édition musicale ? Universal est déjà installé à Dakar, le service de musique en ligne Deezer, iTunes (bibliothèque multimédia numérique) et bien d’autres structures de la « music business » sont présents. Le Cameroun se dotera-t-il des moyens pour en profiter ?

Il y a urgence à structurer le secteur musical camerounais, au lieu de s’attarder à gérer uniquement les conflits liés aux droits d’auteurs et occasionnés par des intérêts égoïstes. Comment permettre aux jeunes camerounais d’accéder à la formation musicale dans des meilleures conditions ? Comment proposer les produits musicaux (disque et spectacles) de qualité ? Comment permettre au public camerounais de mieux consommer nos musiques ? Comment envisager l’exportation de nos musiques ? Voilà entres autres des préoccupations qui devraient interpeller tant la communauté musicale que le Gouvernement et même les collectivités territoriales.

Implication des initiatives privées 
Des initiatives privées (soutenues ou non par le MINAC) existent de part et d’autres dans tous les domaines (création, formation, production, diffusion…). Cela mérite d’être pris en compte et encouragé. Entrepreneuriat musical peut être une réalité chez nous. Avis au Ministère du commerce et au Ministère des petites et Moyennes Entreprises. Au Cameroun, il y a des talents et de l’expertise utiles pour l’éclosion du secteur musical. Chacun doit avoir de l’espace pour jouer sa partition, reste au Gouvernement à donner le rythme. Une réflexion plus élargie mérite d’être menée pour trouver des solutions adéquates.

Le Conseil Camerounais de la Musique a engagé pendant des mois un programme dénommé « Causeries musicales », ayant pour objet de débattre une fois par mois autour d’un thème actuel et recueillir les propositions et recommandations des acteurs de la filière musicale. Ce programme ayant eu pour unique soutien concret  l’Institut français du Cameroun à Douala (mise à disposition de la salle et de la technique + appui à la communication) s’est malheureusement arrêté au bout de 20 éditions, faute de moyens suffisants. Quel gâchis.

Les modèles économiques utiles aux musiques d'Afrique 
Le Conseil International de la Musique (CIM) sur suggestion motivée du Conseil camerounais de la Musique avait tenu pour la première fois en Afrique une réunion de son Bureau Exécutif à Douala en novembre 2010. Cette réunion s’était tenue en marge de la cinquième édition du Marché des Musiques d’Afrique « Le Kolatier 2010 ».  A cette occasion les membres du Bureau exécutif du CIM avaient rencontré Mme la Ministre des Arts et de la Culture pour une séance de travail, au cours de laquelle ils avaient manifesté leur volonté de mettre à disposition des expertises pour contribuer d’une manière ou d’une autre au développement du secteur musical camerounais. Cette main tendue n’a pas été encore saisie. Notons en passant que le CIM est une OING créée en 1949, et ayant (entres autres) pour objectifs de contribuer au développement et renforcement de relations de travail amicales parmi les cultures musicales de part le monde sur base de leur égalité absolue, respect mutuel et appréciation. Il compte les membres dans plus de 70 pays, dont le Cameroun. C’est l’organe consultatif de l’UNESCO dans le secteur musical.

En octobre 2015, Le Kolatier (Marché des Musiques d’Afrique) accueillera une rencontre autour des nouveaux modèles économiques utiles aux musiques d’Afrique. C’est encore le Conseil International de la Musique qui animera cette rencontre dans le cadre d’un partenariat lié au programme AMDP (African Music Development Program). La Secrétaire générale de cette institution sera présente. Et c’est une nouvelle opportunité à saisir.

Nous restons convaincu (Conseil Camerounais de la Musique) qu’un Forum sur la musique (en projet depuis quelques années) est nécessaire pour déblayer et ouvrir des pistes pour une meilleure prise en compte et un développement harmonieux du secteur musical camerounais.
Je n’ai pas la prétention d’avoir passé au scanner tous les problèmes inhérents au secteur musical camerounais. C’est simplement une contribution du Conseil camerounais de la musique, qui vise à élargir la réflexion à cet effet.

Luc YATCHOKEU

Président du Conseil Camerounais de la Musique

samedi 23 mai 2015

Mis me binga 2015: les films sélectionnés

La 6ème édition du festival de films de femmes se tient du 24 au 27 juin 2015. 17 films ont été sélectionnés dont 15 en compétition officielle. L'innovation cette année est l'ouverture de la section He for She. Il est réservé aux films faits par des hommes sur des femmes.
L'affiche de la dernière édition.
1. Rumeurs du Lac de BASHI WENDY (RDC), 52min.Documentaire - Inédit
2. Bintou de SIMONE CATHARINA GAUL (Allemagne) 52min-documentaire
3. Mo'O KE Pon de Sandrine NGUEFFO (Cameroun), 26min- fiction- (En présence de la réalisatrice)
4. BELEH de Christa Eka Assam (Cameroun)-25min- fiction. (En présence de la réalisatrice)
5. ALMA de Christa Eka Assam (Cameroun) - 25min- fiction - inédit – (En présence de la réalisatrice)
6. I-BEMSI de Delphine Itambi (Cameroun) - 17min- fiction - (En présence de la réalisatrice)
7. Sona BAKA de Chantal Julie Lend (Cameroun) - 52min- documentaire - inédit - (En présence de la réalisatrice)
8. DECALAGE de Agnès DJUIMALA (Cameroun) - 26min - fiction - inédit 
projection spéciale -Soirée ADAMIC - (En présence de la réalisatrice)
9. Cauchemar vivant de Noura Hussein et Ymolujo L Ytemben - 26min- fiction. 
(En présence de la réalisatrice)
10. ENNEMI DE L'OMBRE de Kouyembous Mireille Idelette - 01h20min - fiction. (En présence de la réalisatrice)
11. LE PIMENT SUR LES LEVRES de Laurène LEPEYTRE, France - 60min- doc - inédit et première mondiale
12. POURQUOI MOI de Francine NYAKAWA (RDC) - 10min - fiction.
13. MADEMOISELLE DORA de Florane MALAM (Cameroun) - 26min-documentaire
14. LA BREBIS EGAREE de Gertrude NGOYIM (Cameroun) - 1h15min - fiction - inédit et première mondiale - (En présence de la réalisatrice)
15. La 5éme CORDE de Selma BARGACH (Maroc) - 1h38min - fiction.

CATEGORIE HE FOR SHE
16. FAKEH de Achille Brice (Cameroun)-20min- fiction- (session HE FOR SHE) - inédit (En présence du réalisateur)

17. DAMARU de Agbor Obed Agbor (Cameroun) - fiction - (session HE FOR SHE) - En présence du réalisateur
Stéphanie Dongmo

Cannes 2015 : le Prix de la critique à un film hongrois

Au 68e Festival de Cannes (13 au 24 mai 2015), trois prix ont été présentés par la Fédération internationale de la presse cinématographique - FIPRESCI.


Le Prix de la critique est une récompense cinématographique remise lors du Festival de Cannes par un jury constitué de critiques de cinéma internationaux par l'intermédiaire de la FIPRESCI pour soutenir le cinéma de genre, risqué, original et personnel.
Cette année, trois prix sont décernés :

Prix ​​de la Compétition officielle:

Une scène du film
« Le Fils de Saul» (Saul Fia) de László Nemes, (Hongrie 2015, 107 min).
Ce film relate deux jours de la vie de Saul Auslander, un prisonnier hongrois travaillant dans l’un des crematoriums d’Auschwitz. Devant enterrer le corps d’un garçon qu’il prend pour son fils, il essaie de trouver un trouver un rabbin pour l’enterrer.

Prix ​​Un Certain Regard:
"Masaan" de Neeraj Ghaywan (Inde, France, 2015, 103 min).
Premier long métrage du réalisateur, le film bollywoodien retrace l'histoire de quatre personnages aux prises avec les contradictions entre la tradition et leurs aspirations personnelles.

Prix sections parallèles:
Une scène du film
"Paulina" (La patota) de Santiago Mitre (Argentine, Brésil, France, 2015, 103 min, présenté à la Semaine de la Critique).
Second film du réalisateur, il relate l’histoire de Paulina, 28 ans, qui décide d’abandonner une carrière d’avocate à Buenos Aires pour aller enseigner dans une région défavorisée. Peu de temps après son arrivée, elle est agressée par une bande de jeunes. Un temps dévastée, Paulina va tenter de rester fidèle à son idéal social.

Les membres du jury de la FRIPRESCI étaient:
Mario Abbade Neto, Brésil ("Jornal O Globo", "Almanaque virtuel")
Borborah Bitopan, Inde ("Le Assam Tribune")
Jean Roy, France ("L'Humanité")
Müge Turan, Turquie ("altyazı", "Arkapencere.com")
Richard Mowe, Royaume-Uni ("BBC Radio Culture Show", "Eye for Film")
Alex Masson, France ("Cinemateaser", "FHM", "Notre temps»)
Steffen Moestrup, le Danemark («Le Monde diplomatique», «Kristeligt Dagblad»)
Clarence Tsui, Hong Kong ("The Hollywood Reporter")
Ramy Razek, Egypte ("El Masry El Yom").
Coordination: Pamela Bienzobas, Chili ("Revista de Cine Mabuse.cl").

Stéphanie Dongmo