Éditorial : Avril 2009 - février 2012. Il y a presque trois ans que j'ai décidé de créer ce blog et de l'animer avec des articles que j'écris au quotidien pour divers médias camerounais et étrangers. Trois ans après, il me semble nécessaire de lui donner un nouveau souffle, un nouvel élan.

Le design a été amélioré, le traitement de l'information aussi. Entre-temps, le blog s'est concentré sur les arts et la culture du Cameroun, avec une ouverture sur les médias et la communication et une fenêtre sur le monde. Merci à vous tous qui visitez ce blog au quotidien. Puisse-t-il grandir grâce à toutes vos contributions ! stephiedjuka@yahoo.fr

mercredi 25 janvier 2012

Spectacle : Valéry Ndongo à la conquête du Bénin

L’humoriste camerounais s’est produit à l’Institut français de Cotonou le 20 janvier dernier ; cinq jeunes béninois l’ont accompagné sur scène.

Valéry Ndongo sur scène avec de jeunes béninois.
 Au Bénin comme au Cameroun, Valéry Ndongo est resté égal à lui-même : en faisant rire le public. Et en suscitant, de manière plus subtile, des réflexions sur son thème de prédilection : les relations entre Blancs et Noirs, ou entre Europe et Afrique. Et c’est avec plaisir que l’on a retrouvé aussi James Black. L’acteur (et absolument pas le comédien) a offert une caricature des cinémas français, américain et chinois. Sur le cinéma africain, il est resté muet.

Dans ce sketch, Valéry Ndongo raconte ses souvenirs d’adolescent, de l’époque où il écumait les vidéo clubs de Mvog-Mbi et Mvog-Ada, des quartiers de Yaoundé. Et dans ces vidéo clubs, les films africains étaient rarement au programme, au contraire des productions chinoises, indiennes, américaines et même françaises. Car, le cinéma africain qui est relativement jeune (ce qui ne justifie rien), reste méconnu de la majorité des personnes qui constitue sa cible, c’est-à-dire les Africains. Cependant, il y a de l’espoir : « le cinéma africain a beaucoup d’avenir », espère-t-il.

Comme d’habitude au Stand up, Valéry Ndongo était accompagné de jeunes humoristes qu’il a formé dans le cadre d’un atelier, à l’invitation de l’Institut français. Cinq Béninois qui l’appellent affectueusement « coach ». Serge Zossou, Anicet Adanzounou, Jean-Louis Lokoussou, Jean-Louis Kedagni et John Fernand Diogo, alias Virus, cherchent encore leurs marques dans le genre. Certains étant moins talentueux que d’autres. D’après Valéry Ndongo, l’un d’eux sera sélectionné pour participer au Stand up night show, en mai 2012 à Yaoundé. C’est donc avec ce défi que les humoristes en devenir se sont lancés sur scène dans des thèmes comme l’exploitation des enfants, l’escroquerie financière et bien sûr l’amour.

A Cotonou, Valéry Ndongo n’était pas accompagné de Major Asse, son comparse avec qui il a créé le stand up night show. Un concept de one-man-show qui a, depuis, pris une dimension africaine. Cette semaine, l’humoriste engagé est à N’Djamena au Tchad, pour un autre spectacle avec des jeunes talents de là-bas.

Stéphanie Dongmo, à Cotonou 

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