vendredi 11 juin 2021

VIENT DE PARAITRE: LA VIOLENCE N'EST PAS QUE PHYSIQUE

 

Recueil de nouvelles paru en avril 2021 aux éditions Adinkra, avec la participation de Stéphanie DONGMO dont le texte s'intitule "Je t'appartiens".




VIENT DE PARAITRE: "ELLES PARLENT D'AMOUR"

 


« Elles parlent d’amour… » est un roman paru en mars 2021 au Cameroun, à l'initiative de la maison d'éditions Nuances. Trois autrices y proposent trois textes avec des femmes fortes et déterminées comme personnages centraux : « Une autre chance de t’aimer » de Stéphanie Dongmo, « Sauvée par le Cheikh » de Faustine Ange Yaga, « Les silences de l’amour » de Koutoukoute.

 

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Conférence-débat : Quelle stratégie de développement culturel pour les institutions muséales ?

 

Organisée par la Route des chefferies, qui est un programme de préservation et de valorisation du patrimoine culturel, créatif et naturel camerounais, elle s’est déroulée le 7 juin 2021 sur trois sites : au Musée Maritime de Douala, à l’Institut français de Yaoundé et au Musée des civilisations de Dschang.

La Route des Chefferies a organisé une conférence-débat sur le thème : « Quelle stratégie de développement culturel pour les institutions muséales ? » le lundi 07 mai 2021, en présentiel au Musée maritime de Douala et en visioconférence à l’Institut de Yaoundé et au Musée des Civilisations de Dschang.

La conférence du 7 juin avait pour but de faire connaitre le développement culturel, ses enjeux et ses mécanismes, mais également de croiser les regards sur la manière d’aborder le développement culturel d’une institution muséale à travers la programmation et les thématiques développées, en faisant un focus sur le Cameroun.

La conférence était modérée par Sylvain DJACHE NZEFA, Coordonnateur Général de la Route des Chefferies. Elle a connu l’intervention de plusieurs panélistes d’exception, qui se sont exprimé sur divers aspects liés au thème principal :

-           Christine DROUIN, Directrice du Développement Culturel au MQB-JC : le développement culturel et ses enjeux, expérience du MQB-JC ;

-           Hugues HEUMEN, Directeur du Musée National de Yaoundé : état des politiques de développement culturel dans les musées au Cameroun ;

-           Marilyn DOUALA BELL, Promotrice de Doual’art à Douala: définir une stratégie de développement culturel ;

-           Théodore DIPPAH KAYESSE, Sous-directeur des relations publiques au Conseil national des chargeurs du Cameroun, qui pilote le Musée maritime: La programmation culturelle d’un musée, cas du Musée maritime de Douala ;  

-           Fabiola ECOT AYISSI, promotrice du Centre International pour le Patrimoine Culturel et Artistique (CIPCA) à Yaoundé : Quel public pour quelle politique de développement culturel ? ;

-           Flaubert TABOUE NOUAYE, Directeur du Musée des Civilisations à Dschang : Le rôle de la prospective dans le développement culturel d'un musée.

Des interventions, il est ressorti que la programmation culturelle était au cœur du développement d’un musée, c’est elle qui définit une action cohérente et efficace en direction des publics. Malheureusement, a déploré Hugues Heumen, sur la cinquantaine de musées (publics, privés, cases patrimoniales) que compte le Cameroun, rares sont ceux qui ont une stratégie de développement culturel ; et même ceux qui la développent ont beaucoup de mal à la mettre en œuvre en raison de difficultés financières. Il préconise pour cela un « renouveau » des musées.

Dippah Kayesse est allé dans le même sens en parlant du cas du Musée maritime de Douala, qui a du mal à avoir une véritable stratégie de développement culturel par manque de moyens financiers, mais aussi en raison de l’absence d’une véritable communication et d’un plan marketing qui permettrait de générer des ressources. Aussi, la programmation du Musée maritime repose beaucoup sur des activités développées à l’occasion des périodes et journées spécifiques comme les vacances, la Fête nationale de la jeunesse, etc. Et pourtant, d’après Flaubert Taboue, le développement culture est un moyen non négligeable d’obtenir des subventions, mais aussi de favoriser l’appropriation des contenus du musée par divers publics. Elle doit être vue comme un stimulant pour faire du musée un vrai espace culturel, éducatif et social.

Cela passe, d’après Fabiola Ecot Ayissi, par une meilleure compréhension des besoins du public, dont on fait peu cas dans la programmation culturelle : « on s’occupe peu du public pour l’instant dans nos initiatives, on pense le projets sans penser au public. Si on arrivait à se poser la question de savoir à qui s’adresse notre offre, définir les publics dans leurs composantes sociologiques, en tenant compte des problèmes qu’ils rencontrent, des questions d’actualité qui les touchent, on arrivera à aller vers eux de façon a être en synergie. La meilleure manière pour le faire c’est d’être en réseau, pour comprendre globalement ce que le public camerounais attend de nous ».

Marilyn Douala Bell, elle, a plutôt mis l’accent sur la question d’identité. Elle a recommandé de partir du contexte pour définir ce que les musées proposent aux habitants pour leur permettre d’être en conversation avec eux-mêmes et avec les autres qui définissent leur identité. Pour elle, le musée doit favoriser l’inclusion et le legs aux générations futures, mais aussi la manière de nous reconnaitre comme appartenant à un pays et non pas seulement à une communauté. Hugues Heumen a ajouté que « la création des musées au Cameroun traduit la volonté de relier plutôt que de s’enfermer, de choisir l’échange et le partage plutôt que le refus de l’autre, de faire de cet espace un lieu de rencontre et de médiation interculturelle ».
 

Une centaine de personnes a pris part à cette conférence, de 14h30 à 17h sur les trois sites. Les participants en sont sortis avec des connaissances nouvelles sur l’intérêt de mettre en place une stratégie de développement culturel pour une institution muséale.

Cette conférence-débat rentre dans le cadre de deux projets mis en œuvre par la RDC : le projet de renforcement de l’employabilité des jeunes du secteur des industries culturelles et créatives et du patrimoine, avec le soutien de l’Ambassade de France et de l’Institut français au Cameroun ; le projet d’exposition intitulée « Sur la Route des Chefferies du Cameroun : du visible à l’invisible », programmé au Musée du Quai Branly – Jacques CHIRAC (MQB-JC) à Paris, du 14 avril au 22 juillet 2022.

 

mercredi 3 juin 2020

Des micros-trottoirs pour la paix au Cameroun

En Mars 2020, l'association Cinéma Numérique Ambulant Cameroun a publié, sur sa chaîne YouTube, une série de cinq micros-trottoirs sur la paix qu'elle a réalisé dans cinq régions du Cameroun, dans le cadre de son projet "Ciné-débat pour la paix", mis en oeuvre depuis septembre 2019 avec le concours du Consortium Culture at Work et le financement de l'Union Européenne. 
Découvrez ces cinq vidéos (15mn x 5) ci-dessous. Les populations du Nord-Ouest, Littoral, Centre, Sud-Ouest et Ouest s'expriment librement sur la crise anglophone et ses conséquences dans leur quotidien. 

Région de l'Ouest




Région du Sud-Ouest



Région du Littoral



Région du Nord-Ouest

Région du Centre

Théâtre: MARTIN a encore fait son AMBARA

La pièce Hamlet Machine de ce metteur en scène camerounais a été représenté le samedi 14 mars à l'Institut Goethe de Yaoundé, dans le cadre de la célébration des 10 ans de l'espace culturel Othni dont il est le promoteur. Pièce écrite par Heiner Müller. Distribution : Philémon Blake Ondoua, Oumarou Aboubacari dit Béto, Rass Nganmo, Bertrand Yakana, Félicité Asseh et Hermine Yollo. Mon commentaire. 

Une première version de ce travail avait déjà été présentée à Yaoundé début 2014 avec le Kainkollectiv, sous le titre Fin de machine/Exit Hamlet. Ambara a actualisé la pièce et nous a conduit chez les morts, avec des personnages du passé, que traversent ceux du présent.

La critique de l'exploitation du Noir par le Blanc depuis des siècles, était forte: Esclavage, colonisation, assassinats avec des conséquences actuelles, dont la crise des migrants, la crise anglophone...

Pour le reste, il y a longtemps que j'ai renoncé à comprendre l'esthétique d'Ambara. J'ai aimé la mise en scène, la scénographie, le jeu des comédiens. C'était fort, intense, puissant. Cette façon d'utiliser le corps comme objet de revendication et de re-appropriation.

Martin Ambara s'est, depuis longtemps, affranchi des canons. Ce soir, ce n'était pas que du théâtre, mais un ensemble de genres mis ensemble pour créer une soupe qui, à certains moments, m'a semblé trop salée : musique, danse, vidéo, performance, accrobatie, il fallait avoir les sens en alerte.

Au passage, Ambara n'a pas manqué de faire la critique de la chrétienté; mieux, de la catholicité, devenue au fil de ses œuvres la signature sans laquelle Martin ne serait pas Ambara.
Stéphanie Dongmo