mercredi 1 février 2012

Centres culturels français : ce qui change

L’ambassadeur de France au Cameroun, Bruno Gain, a donné une conférence de presse hier à sa résidence à Yaoundé, en présence des journalistes de la Cameroun art critics (Camac), l’association des journalistes culturels du Cameroun. A l’ordre du jour, la mutation des centres culturels français de Yaoundé et de Douala en Institut français du Cameroun depuis le 1er janvier 2012.

31 janvier 2012 à Yaoundé. Entrée de l'Institut français du Cameroun, antenne de Yaoundé.



Réforme
Unique opérateur culturel français, le nouvel Institut français du Cameroun (Ifc) fusionne, en une seule enseigne, les services de coopération et d’action culturelle de l’ambassade et les Centres culturels français de Yaoundé et de Douala. L’Ifc est dirigé par Lionel Vignacq, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France au Cameroun. L’Ifc sera bientôt rattaché à l’Institut français de Paris, créé le 1er janvier 2011, pour se substituer à CulturesFrance, et rattaché au ministère français des Affaires étrangères. C’est un établissement public à caractère industriel et commercial, ce qui implique, pour Bruno Gain, une large autonomie de gestion, plus de possibilités de financement et d’association avec des partenaires privés. L’Ifc regroupe aussi l’ensemble des moyens destinés à la diplomatie culturelle de la France au Cameroun.

But
Dans un monde qui évolue, « il est question de donner un nouveau ressort à la diplomatie culturelle française », la rendre plus visible pour le « rayonnement de la France à l’étranger », explique Bruno Gain. La France se sert ainsi de la culture pour promouvoir ses idées politiques et son influence dans le monde.

Missions
Comme tous les instituts français, celui du Cameroun reprend les missions traditionnelles dévolues à CulturesFrance. C’est-à-dire promouvoir la culture française à l’étranger, tout en développant des échanges avec les autres cultures ; diffuser le patrimoine cinématographique et soutenir la circulation des œuvres d’auteurs francophones. A cela s’ajoutent la promotion des idées, des savoirs et de la culture scientifique et technologique française et la formation des personnels du réseau culturel français à l’étranger. Un accent est aussi mis sur l’enseignement de la langue française.

Antennes
L’Institut français du Cameroun compte deux antennes : une à Yaoundé, dirigée par Yves Ollivier, et l’autre à Douala, dirigée par Aïda Sy Wonyu. L’Ifc de Yaoundé connaît, depuis quelques mois, des travaux de rénovation et d’agrandissement qui devront lui permettre de loger tous les services de l’Ifc. A Douala, l’on note l’ouverture d’une antenne de Campus France, de même qu’un campus numérique francophone. Par ailleurs, les abonnements, au-delà de la médiathèque, s’étendent à l’ensemble des services de l’Ifc.

Alliances franco-camerounaises
Association de droit local, les quatre Alliances franco-camerounaises installées au Cameroun (Dschang, Buéa, Garoua et Bamenda) vont continuer à travailler avec l’Institut français et à recevoir des subventions. « Les alliances restent un élément fort de notre réseau, l’Etat français y vient en appui et non en animateur », précise l’ambassadeur, pour qui il revient aux personnes qui gèrent ces établissements de les faire fonctionner correctement.
Stéphanie Dongmo

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